Portrait d'une Business Angel : Isabelle

Ex journaliste économique chez Bloomberg Tv et désormais consultante en communication corporate, Isabelle Mas a toujours été passionnée par les questions d’entrepreneuriat et les sujets liés à la high tech. Associée du cabinet Footprint > consultants, elle conseille des entreprises de toute taille en matière de stratégie de communication, de relations médias ou de communication de crise.

Business Angel, c’est arrivé comment ?

C’est un cas typique de « projection » ! J’ai souvent eu envie de créer une entreprise mais je n’ai jamais trouvé ni l’énergie, ni l’idée.

Etre Business Angel permet de participer à ce type d’aventure par procuration, d’investir dans des projets passionnants en les suivant vraiment à travers les conseils d’administration, voire en étant mentor sur certains sujets qui relèvent de mes compétences.

Les échanges avec les fondateurs sont très stimulants.

Pourquoi avec FBA ?

J’étais décidé à rejoindre un réseau et Catherine Abonnenc, que je côtoie professionnellement de longue date, m’a parlé de Femmes Business Angels.

J’étais sceptique au début car je ne suis pas très réseau féminin justement par « féminisme » : je préfère revendiquer la parité partout plutôt que de rester entre femmes.

Mais j’ai assisté à deux rencontres mensuelles et en l’espèce j’ai été conquise par le professionnalisme des réunions et des membres ainsi que par la qualité et la diversité de la sélection de startups.

Et puis la seule fois où l’on a invité un réseau de BA masculin, ils ont monopolisé la parole et étaient plutôt arrogants.

 

Que diriez-vous aux femmes pour leur donner envie de tenter l’aventure FBA ?

 

Ce que je leur dis même en général c’est qu’il n’y pas besoin de beaucoup de moyens pour se lancer.

Car nombreuses sont celles qui croient qu’être BA est un « truc de riches ». Or on peut tout à fait commencer avec de petits investissements individuels puisque nous sommes plusieurs sur chaque projet.

Le plaisir de découvrir des projets intéressants chaque mois et le sentiment de participer dans ceux que l’on a choisi est le même quel que soit le nombre de projets financés et le montant investi.

Une phrase inspirante ?

« Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essayent. » L’enthousiasme et cette forme particulière d’esprit des créateurs d’entreprises (mais aussi des artistes, des inventeurs ou de ceux qu’on appelle les makers) qui savent contourner les obstacles, changer de direction s’il faut où entraîner les autres dans des projets ambitieux ou fous, me fascinent.